Exposition «Tourments… Ces visages qui parlent!»

affiche-Francine-Lampron-2015Exposition

«Tourments…

Ces visages qui parlent!»

par Francine Lampron

 

Du 11 novembre au 12 décembre 2015

Vernissage vendredi le 13 novembre, 5@7

francine lC’est par des croquis, des lignes courbes, de la superposition et juxtaposition dans un large éventail de couleurs de peinture acrylique que je présente un album de portraits farfelus sur toiles de différents formats.  Aux pinceaux et à la spatule, en jouant avec les textures, dans une impression de chaos, mon but n’est pas de traduire la réalité mais, apporter des émotions. Depuis, mon tout jeune âge, je cherche quelles émotions peuvent se cacher derrière tous ces visages. Et, je m’amuse à leurs inventer une histoire.  Bref, ce sont pour la plupart des femmes au quotidien, dont les jupes dépassent leurs tabliers usés.  Voilà donc la réalité qui m’habite de façon permanente et excessive.

 

Tourments/ L’être humain sans ses beautés mais dans sa fragilité, son intériorité avec ses tourments qui déforment avec le temps l’aspect extérieur de la personne.  Ce sont des portraits qui dépeignent l’intimité des modèles avec des visages jeunes, vieillissants, tristes et parfois malades.

Enfant, à l’église, la dignitaire du village sous son chapeau à voilette se présentait dans ma tête,  au confessionnal.  La sexagénaire qui se voyait encore comme une poulette et qui avait du rouge à lèvres jusque sous le nez, me faisait bien rire.  Encore aujourd’hui, les femmes tatouées au visage ou au crâne rasé m’apparaissent dans une grande fragilité et vulnérabilité sous l’image de rebelles qu’elles tentent d’afficher.  Ce sont pour moi des personnages tourmentés.

Inspirée de Klint, de Schiele, de Goodwin et de Wagschall, mes portraits ne visent pas la ressemblance, mais veulent seulement faire sentir la vie intérieure de certaines femmes qui m’ont marqué.  Parfois seule, parfois en multitude, très souvent les visages seulement traduisent un large éventail d’émotions. J’aime particulièrement les portraits de Marion Wagschall qui expose présentement au Musée des beaux-arts de Montréal, dans un premier solo muséal au Québec en carrière.  Son exposition survole près de 50 ans d’une production faite de portraits et de scènes allégoriques.  En voulant signifier le cycle de la vie, elle multiplie par la fiction des images de bébés à vieilles dames.  Des récits affleurent pour chacun de ses tableaux qui nous font voir avec empathie une galerie de personnages, à plusieurs âges.

Dans mes représentations tout semble tourmenté, c’est une zone de turbulence. C’est un plaisir pour moi, d’inventer une histoire à chacune de ces dames aux yeux tristes et aux traits durçis par la vie.  Ce qui se cache derrière les apparences, les bijoux, les artifices des autres me questionne. C’est en peinture que je me plais à réinventer un univers plus fantaisiste et coloré à ces personnages qui appartiennent à l’imaginaire plus qu’à la réalité.

Bienvenue à tous!

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s